2017


Étude diagnostic du système d’assainissement collectif


2 811 habitants
Système d’assainissement :
1 223 regards de visite
2 603 tronçons de canalisation
1 262 boîtes de branchement
45 postes de refoulement

 

Contexte


La commune de Soulac-sur-Mer, qui exerce la compétence assainissement, a souhaité réaliser un diagnostic et un schéma directeur du système d’assainissement des eaux usées afin de dresser l’inventaire des principaux dysfonctionnements existants et de définir les moyens d’y remédier, et de répondre aux exigences de la loi sur l’eau et de la loi Grenelle II.

 

Objectifs


Cette étude avait donc pour objectifs de localiser au mieux les entrées d’eaux claires parasites (de nappe ou météoriques) dans les réseaux d’assainissement des eaux usées et proposer des travaux de réhabilitation pour réduire les entrées d’eaux claires, que ce soit par temps sec ou temps de pluie, ou considérer a minima la charge hydraulique d’eaux parasites que la station d’épuration est en mesure d’accepter au vu de sa capacité nominale et ce aussi bien en période hivernale qu’estivale.

 

Approche de l’étude


  • Volet diagnostic : Évaluation du fonctionnement de manière qualitative et quantitative (mesures de débits et flux de pollution sur réseau), diagnostic des équipements (réseaux, postes de refoulement et station de traitement) et localisation des dysfonctionnements
  • Volet schéma directeur : Élaboration d’un programme pluriannuel d’investissement, optimisation du fonctionnement du système, proposition d’un diagnostic permanent, mise à jour du zonage assainissement

 

Description de la mission


La mission comprenait alors 4 phases :

  • Phase 1 : Audit du patrimoine avec la collecte des données, l’analyse de l’environnement et des études précédentes, reconnaissance exhaustive du réseau, des postes de refoulement, lever GPS en classe A de tous les regards EU et établissement du SIG, enquêtes et visites des établissements touristiques
  • Phase 2 : Mesures de terrain avec une campagne de mesures de nappe basse “haute saison touristique ” + “basse saison touristique” du 7 août au 17 septembre 2018 puis une campagne de mesures de nappe haute du 18 février au 18 mars 2019 sur 31 points de mesures y compris suivi piézométrique et pluviométrique, 16 bilans de pollution sur 24h sur réseaux, les visites nocturnes et l’exploitation des résultats…
  • Phase 3 : Investigations complémentaires qui comprenaient 6 084 ml d’inspections télévisées, 15 200 ml d’essais à la fumée, et 300 tests de colorant
  • Phase 4 : Schéma directeur et programme d’actions

 

Résultats


  • Les eaux de nappe (ECPP) sont très présentes avec un volume observé de 300 m³/j pour 500 m³/j d’eaux usées strictes en nappe haute et basse saison touristique et 2 500 m³/j d’eaux usées strictes en nappe basse et haute saison touristique. Cela représente 37% du débit moyen journalier de temps sec en entrée de station en hiver. Les mesures ont permis de sectoriser 6 bassins de collecte qui drainent 70% de ces eaux de nappe et représentent 20% du linéaire total du réseau de collecte
  • La sensibilité aux eaux de pluie est assez importante avec 25 000 m² de surfaces actives concentrées sur 4 bassins de collecte et pour lesquels 50 anomalies ont été détectées (fumées, contrôles de branchements) et correspondent à minima à 9 000 m² de toitures et voiries à déconnecter
  • Les travaux de réhabilitation proposés à l’issue des passages caméra sont ambitieux et prévoient la réduction d’environ 50% du volume d’ECPP principalement sur les réseaux amiantés, le remplacement de 350 ml de conduite de transfert en amont de la station en DN600, la mise en place de 3 débitmètres sur réseau et d’un programme d’ITV et fumée sur le reste du réseau (diagnostic permanent)